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Tradition de la cueillette des
olives : Azemour |
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La cueillette des olives est une
tradition ancestrale transmise de génération en génération et où
se côtoient 3 voir 4 générations. Une
tradition étendue autrefois à l'ensemble de la Kabylie mais tend
à se rarifier de nos jour. Les causes sont évidentes : l'exode
rural et la rudesse des épreuves physiques. La mondialisation et
l'évolution économique de notre pays nous simplifie la tache car
quiconque désire acheter de l'huile d'olives n'a qu'à se rendre
à l'épicerie du coin. Mais au-delà du coût réduit de cette huile
commerciale, la valeur de l'huile «traditionnelle» est
inestimable. Inestimable car c'est le mérite d'une sueur. Sa
saveur provient donc de ce goût différent et surement plus délicieux.
Un
peu comme les irréductibles gaullois, le village de Tiguert
n'drar préserve cette tradition ô combien chère à nos grands-parents
pour qui posséder un champ d'olivier est une immense fierté.
Nous vous proposons, à travers ce
reportage, de suivre une famille de Tiguert n'drar depuis son
départ d'Alger où elle réside jusqu'a son retour. Une image vaut
1000 mots. Ce reportage est donc commentée mais en images.
Ouvrez les yeux et laissez les se régaler !
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Jour J : Départ d'Alger et arrivée
a Tiguert n'drar |
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Après 6 longues heures de route,
après Maillot, el Bordj et Zemmoura, voilà notre famille
s'approcher de Guenzet. Le paysage change et les oliviers
poientent leurs nez. Nos protagonistes s'imprêgnent à nouveau de
l'esprit de la tradition d'Azemour. Car ils n'en sont pas à leur
première expérience de ce genre. Quasiment tous sont des
récidivistes, jeunes et moins jeunes !

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Départ aux champs |
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Après
un voyage routier assez éprouvant, Idriss et les autres ne se
reposent qu'un soir. Le lendemain, c'est réveil à 6h30 et ainsi
débute une journée typique d'Azemour. Il faut accéder aux champs
d'oliviers. Pour cela, environ 15 minutes en voiture puis 1h30
de marche à pied dans les sentiers d'un relief accidenté.



Quelques
instants de repos lors de la traversée d'un petit cours d'eau :


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Cuiellette et collecte d'olives |
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Enfin arrivés
sur la propriété agricole de la famille, le plus dure commence.
Néanmoins, dans cette nature à la fois calme et dangereuse par
son relief, une organisation minusieuse se met en place menée
par le grand père : les hommes (et les jeunes hommes) s'arment
de bâtons, grimpent aux arbres et les remuent afin de faire
déposséder de leurs olives bleuâtres. Les femmes et les enfants
collectent les olives à l'aide de petits seaux bricolés et
amassent le gain dans des sacs de semoule de 50kg. Les sacs sont
entreposés dans un lieu à l'entrée du champ.







À la fin de la
journée, Zahia n'oublie surtout pas de récompenser les plus
jeunes valeureux.

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Retour au village : transport des
olives |
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A la fin de la journée, le butin
est gros, ce qui ne réjouït pas forcément nos valeureux
guerriers car il faut transporter la vingtaine de sacs jusqu'au
village.


Le transport
des sacs de 50kg s'effectue à dos d'âne :


Bien qu'assez
éprouvant, l'aller est nettement moins fatiguant que le retour...


Stocké au
village, le gain de la journée s'ajoutte aux récoltes
quotidiennes précédentes. Un autre processus prend le relais :
la presse. Notre second reportage portera donc sur le processus
de presse à huile d'olive.
Voir le
reportage sur la presse à huile d'olives |
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Crédits |
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Rédaction : Tarek Ibeliden
Photos : Abdelhak et Abdelkader
Ibeliden
Protagonistes : Ibeliden Zi El Hachemi, Abdelkader, Zahia, Abdelhak, Nabila, Amel, Idriss,
Sabrina, Abdelkrim K, Aldja K, et Larbi K.
Publication : novembre 2007
Sincères remerciements à Abdelhak
et Abdelkader pour les photos.
Ceci est la propriété de
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interdite. |
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