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De nouvelles infrastructures sportives

 

A la faveur des différents programmes mis en œuvre, plusieurs projets réalisés où en voie d’achèvement de sports et de loisirs ont vu le jour durant les trois dernières années, le futur pôle sportif, actuellement en voie de réalisation sur le plateau d’El-Bez, le complexe aussi sportif de proximité baptisé CSP du 20-août 1955 doté d’une capacité d’accueil de 1 000 adhérents de Bougaâ qui a bénéficié d’un stade de foot et d’un projet d’une piscine semi-olympique, sur les hauteurs de la zone nord, plus précisément dans la commune de Harbil (daïra de Guenzet).

 

Un autre projet de complexe sportif de proximité est à ses dernières retouches ; un autre projet en voie de réalisation, à savoir une auberge de jeunes et un stade de football, Aïn El-Kebira, quant à elle, a bénéficié du projet du revêtement de souterrain en pelouse synthétique de dernière génération et d’une salle omnisports. L’objectif des responsables de ce secteur n’est autre que la densification des infrastructures de sports et de loisirs dans l’ensemble de la région de la wilaya et réunir les conditions favorables à l’intégration du potentiel que constituent les jeunes dans une logique de pratique sportive adéquate.


Sétif ville avec les 25 terrains de proximité répartis à travers les cités fonctionnelles est envahie toute la journée par une jeunesse mordue de la balle ronde financée par l’Apc de Sétif où des tournois mensuels sont organisés occupant ainsi cette frange juvénile pour éviter les dangers de la vie quotidienne qui la guette et surtout l’oisiveté.

Les autres daïras du sud (Aïn Azel, Aïn Lahdjar, Aïn Oulmène) n’ont pas échappé au programme, ils bénéficient d’une salle de boxe, d’une piscine semi-olympique et de terrains de football.


Ces infrastructures implantées partout à travers la wilaya ont permis à notre jeunesse de pratiquer une activité sportive saine qui lui permettra de faire preuve d’un comportement civique et d’esprit sportif qu’on a coutume de voir en nos enfants encadrés par des staff techniques à la hauteur afin de hisser le sport algérien. La daïra d’El-Eulma dispose actuellement de deux stades, d’une piscine récemment fonctionnelle au profit d’une jeunesse ainsi que plusieurs terrains et salle omnisports.

Dans le cadre du programme des Hauts-Plateaux, plusieurs daïras ont bénéficié de stades (Aïn Ladjar, Hammam Sokhna, Aïn Oulmène, mais il faut aussi l’avouer, la part du lion est revenue au pôle universitaire d’El-Bez avec une piscine olympique, un lycée sportif, un terrain d’athlétisme, une auberge de jeunesse et un centre de loisirs. Sétif aussi a bénéficié d’un grand projet d’un stade d’une capacité de 50 000 places dont l’étude a été confiée aux Portugais. Le développement local sportif se porte bien dans la wilaya de Sétif et les résultats enregistrés dans les différentes disciplines (foot, boxe, natation, athlétisme, volley) sont le fruit d’un dur labeur.

 

H Mustapha. La Noucelle République du 24 janvier 2009

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Les Hauts-Plateaux sétifiens ont renoué hier avec les chutes de neige qui ont fait

l’affaire des agriculteurs qui se frottent les mains de satisfaction ainsi que les gestionnaires des ressources hydriques, soulagés par les importants apports qui en découleront. Ces quantités permettent au barrage de Aïn Zada d’atteindre les 102 000 000 de mètres cubes pour une contenance de 1 250 000 m3. Les 13 retenues collinaires d’une contenance de 3 400 000 m3, devant irriguer plus de 100 hectares, ne sont pas restées en rade. Leur taux de remplissage dépasse largement les 75%. Les chutes de neige accompagnées d’un vent violent et d’une baisse drastique du thermomètre, qui a atteint hier matin -1c°, ont non seulement perturbé la circulation mais coupé de nombreuses routes.

Plusieurs localités du nord de la région sont restées des heures durant isolées. Les chutes de neige, dont l’épaisseur a dépassé à certains endroits les 40 cm, ont rendu la circulation des plus difficiles. Ces exécrables conditions climatiques ont perturbé la scolarité de centaines d’élèves et des étudiants étaient coincés chez eux et ont été fortement ressenties par la population, qui ne trouve plus de gaz butane en bouteille. Ces averses sont à l’origine de la fermeture hier de l’aéroport de Sétif. Les vols vers Paris, Lyon et Alger ont été simplement annulés. Afin de déblayer la neige et rétablir le trafic, plus de 100 engins d’entreprises publiques et privées ont été mobilisés par la direction des travaux publics, qui met à l’épreuve les maisons cantonnières réalisées dernièrement. Pour s’enquérir de la situation prévalant au niveau de Guenzet, chef-lieu de daïra difficile d’accès, nous avons joint par téléphone le docteur Benadouda, le P/APC de la localité précitée, qui nous a dit : « En dépit des grandes quantités de neige dans la région, la municipalité qui s’est dotée d’un chasse-neige est arrivée à ouvrir la route Guenzet-Harbil-Boufarouj- Bougaa, le plus important axe routier, principale voie d’accès à la commune qui n’a pas été isolée. »

 

K. Beniaiche. El Watan du 9 février 2009

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Le Soir d'Algérie du 19 mai 2008

 

SÉTIF - Reportage

Le passé glorieux de Guenzet fait place à un présent difficile

 

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Le sentiment d’injustice est palpable chez les Yalaouis de Guenzet Ath Yala. Même ceux qui ont quitté la région pour aller chercher de meilleures situations économiques dans les grandes agglomérations, singulièrement la capitale, ne cachent plus leurs critiques à l’endroit des autorités régionales qui, disent-ils, ont marginalisé cette région enclavée.

Pour preuve, ils citent l’exode des natifs vers les grandes villes. Effectivement, d’une population résidente estimée au lendemain de l’Indépendance à environ 13 000 habitants, il ne reste, en saison hivernale, qu’environ 4 000. A la saison estivale ce nombre se multiple parfois par quatre. Malheureusement, le manque de commodités fait que certains évitent de passer des vacances dans leur village natal. L’état des routes et la pénurie d’eau sont des désagréments difficiles à éviter. Ajoutons à cela les veilles maisons qui tombent en ruine. De manière générale, la situation économique de Guenzet ne cesse de se dégrader depuis des décennies. Les maigres revenus provenant de la petite paysannerie chutent d’année en année. Les petits carrés où étaient cultivés les maraîchères en amont de la montagne, autour de quelques sources, sont très rares pour ne pas dire complètement laissés à l’abandon faute d’eau d’irrigation. La sécheresse et les incendies aidant, l’arboriculture et surtout l’olivier se déprécient régulièrement à tel point que bon nombre de propriétaires ne labourent plus leurs champs. Et pourtant l’olive de cette région, cultivée à environ 1 000 mètres d’altitude sur une terre légère, donne une huile appréciée au niveau national. Cependant, la régression dans cette filière qui faisait naguère l’orgueil des Ath Yala est telle que la situation devient alarmante. Et pour cause, à l’heure actuelle, les parcelles qui pouvaient produire dans les années 1970/1980 aux alentours de 10 hectolitres de ce précieux liquide, n’en produisent, malheureusement, qu’environ 150 litres. L’artisanat jadis connu pour le tissage du burnous et du hanbel (grosse couverture en laine de mouton) de haute qualité a disparu. L’élevage de chèvres n’existe presque plus. Bref, la région ayant des accès difficiles a mal vécu la décennie noire qui a vu les terroristes rendre les deux routes (Zemmoura- Guenzet) et (Guenzet- Bougaâ) dangereuses. Fort heureusement, les jeunes Yalaouis ont toujours rejeté l’intégrisme sous toutes ses formes. Notons tout de même l’amélioration de la situation sécuritaire qui permet aux pouvoirs publics d’affecter quelques actions de développement. Une mise . niveau n.cessaire Certes la wilaya de Sétif a attribué ces dernières années quelques subventions sur PCD, mais se considérant longtemps marginalisés, les responsables ainsi que les administrés de la localité jugent ces programmes largement en deçà des besoins de la commune. Le déficit concerne tous les secteurs de la vie sociale et économique des Yalaouis. Il y a lieu de noter que Guenzet n’a pratiquement aucun revenu fiscal propre du fait de l’inexistence d’unités de productions ou de services C’est Harchaoui Mustapha, cheville ouvrière de la gestion des projets dans cette commune, qui nous fait une situation sur les programmes en cours ou à réaliser à court terme dans la commune. Il ressort de ces statistiques que la commune de Guenzet aurait bénéficié depuis juillet 2004 de quelque 13 actions financées par le biais des PCD ou PCSC. Dans cet ensemble d’actions réglées par l’Etat ou le budget de la wilaya, la réhabilitation des chemins communaux a pris la part du lion avec 6 actions réalisées ou en cours pour le montant de 43 500 000 DA. Abordé par Le Soir d’Algérie, Beroui Noreddine, wali de Sétif, en visite dans la commune, n’a pas hésité à parler de la nécessité de la mise à niveau de cette commune. «Lors de ma prise de fonction dans cette wilaya ma toute première visite a été consacrée à cette commune. La première préoccupation a été l’axe routier Zemoura-Guenzet. S’agissant des préoccupations structurantes sectorielles, le problème de l’AEP sera pris en charge en 2009 dans le cadre du grand projet de transfert à partir des barrages d’Irraguen et Tachehat. Les travaux d’élargissement de la route Guenzet-Hamam Guergour seront lancés au plus tard au mois d’août 2008», a affirmé le premier responsable de la wilaya qui estime que la route n’est que la première phase de la mise à niveau de cette contrée. Quant à l’acheminement du gaz naturel, l’engagement est pris par le chef de l’exécutif de Sétif en faveur de la commune. Ce projet sera concrétisé, avait-il laissé entendre, avant la fin 2009 et ce, dans le cadre du projet touchant la bande territoriale du nord de la wilaya. Dans le domaine de l’agriculture, M. Beroui estime que le défi de la région consiste en la réhabilitation de ce secteur, notamment la régénération de l’olivier. Il s’agit, selon lui, d’enclencher une dynamique favorisant l’investissement. «Je suis confiant pour cette localité», conclut M. Beroui. Pour rappel, le chef de l’exécutif de la capitale de la petite Kabylie a décidé de l’affectation, à l’occasion de cette visite, d’un complexe de proximité en faveur de la jeunesse des Ath Yalas. Formation et d.veloppement des secteurs agricole et touristique «Dans une zone comme la nôtre le capital est l’enfant. Il est vital de lui donner une formation pour qu’il devienne un citoyen éduqué et productif et qu’il puisse participer au développement de son pays.» C’est le sentiment du docteur Ammar Benadouda, président de l’APC, qui nous a reçu dans son bureau. Pour lui, la formation de qualité est du domaine du possible dans la région que d’aucuns pensent qu’elle est sociologiquement en mesure d’absorber dans un temps rapide les prémices de la modernité. Le premier magistrat de Guenzet s’est ensuite étalé longuement sur son programme et sa vision à long terme se rapportant au développement de la commune dont il a la responsabilité depuis le 29 novembre 2007. Grand commis de l’Etat, disposant d’une longue d’expérience en matière de gestion, le docteur Benadouda est conscient que la tâche est rude mais il a de l’ambition pour sa région natale. En plus de la formation, le P/APC de Guenzet table sur la réhabilitation du patrimoine et la reconstruction de l’habitat de la commune, de l’opération de régénération de l’olivier, du figuier et de l’arboriculture en général pour redonner un souffle économique à sa commune. La vision de grand commis de l’Etat qu’il était prend en quelque sorte le dessus sur le P/APC de Guenzet. «Notre pays a un grave problème agricole alors, chacun doit faire le nécessaire pour réhabiliter cette activité hautement stratégique», assène-t-il. Pour lui, cette activité va de pair avec celle du tourisme écologique. Effectivement, la localité ne manque pas d’atouts pour un développement durable. Son caractère paisible et la pureté de son air montagneux feront d’elle, si les problèmes actuels sont pris en charge, une région très prisée. «L’insécurité et la vie difficile dans les grandes villes pousseront une partie des citadins des grandes agglomérations à venir vers nous. Cependant, nous devons préparer les commodités pour attirer et encourager les Yalaouis à revenir.» Effectivement, ce n’est pas uniquement la nostalgie de thamourt qui va probablement inciter bon nombre de Guenzatis à revenir au bercail, mais d’autres avantages sont à inscrire au bénéfice de cette région qui voit sa population jouir de cohésion et qui fait son caractère paisible où il fait bon vivre. Concrètement, le dédoublement de la route Zemmoura-Guenzet permet en moins de trois quarts d’heure de rejoindre l’autoroute au niveau de Bordj Bou-Arréridj. Au-delà de 2009, il sera possible donc de faire le trajet Alger-Guenzet en moins de deux heures et demie. De plus, l’élargissement de la route Guenzet- Hammam Guergour et la réfection du chemin communal Aourir-Hammam Nath Halla ouvriront des perspectives d’investissement dans l’hôtellerie de montagne et les touristes venant vers les hammams de la région seront plus nombreux. Pour mettre en valeur le climat des montagnes des Ath Yala, le docteur Benadouda lance l’idée de la construction d’un centre de préparation en altitude des équipes sportives de performance. Il espère convaincre soit l’Etat soit des investisseurs du bien-fondé de cette perspective. Lui, l’ancien président de la FAF, sait forcément de quoi il retourne en la matière. Mais dans l’urgence, le P/APC de Guenzet et son équipe s’attelleront dans les prochains mois à résoudre les problèmes d’hygiène notamment la collecte des ordures ménagères et l’installation d’une décharge ainsi que la résorption du problème lié au rejet des eaux usées. «Le relief accidenté de la commune et la superposition de certaines localités exposent dangereusement les habitants aux infiltrations de ces eaux», constate le docteur Benadouda, qui précise : «L’élimination de ces problèmes mettrait les populations à l’abri de certaines maladies. » Bien entendu, cette tâche qui incombe à l’Etat est également une mission de protection écologique. Une diaspora nombreuse et puissante mais inutile Les Yalaouis sont présents dans tous les rouages de l’Etat et à des échelons supérieurs du pouvoir politique, militaire, économique et administratif. Ils ont hérité cet avantage du fait de l’implication de la population de la région très tôt dans la résistance contre le colonisateur mais aussi et pour beaucoup de leur capacité intrinsèque et leur engagement non démenti pour la construction d’un Etat républicain. Il semblerait en effet qu’aucun grand commis de l’Etat originaire des Ath Yala n’ait jamais défrayé la chronique ni fait l’objet de poursuites judiciaires pour malversations comme par ailleurs ils ne sont pas impliqués dans l’insurrection de l’islamisme. On attribue à Houari Boumediène cette remarque, lors de sa visite dans cette localité en 1974, devant le péage de personnalités natives de la localité venues spécialement l’accueillir : «Je sais maintenant que si Guenzet s’arrête, c’est toute l’Algérie qui s’arrêtera. » Effectivement, les Guenzetis occupent dans l’ombre du régime des responsabilités importantes dans les sphères élevées des pouvoirs et des états-majors des partis politiques républicains (FLN, RND, FFS et RCD). Cependant, les Yalaouis moyens déplorent l’inutilité de cette présence pour leur commune complètement délaissée depuis l’Indépendance. Assis sur les marches de l’escalier du cimetière des Chouhada de la localité avec ses copains dans l’attente de rejoindre les classes du CEM, Hanafi Omar, 17 ans, eut, avec l’approbation de ses copains, cette réflexion : «Si ces gens se rappellent de leur pays et qu’ils viennent le visiter, il les rendra fiers devant les autres Algériens. Il a besoin d’eux et c’est avec eux qu’il se développera.» Quant à Mme Zaïdi Nachida, du même village Aourir que Smaïl Hamdani, chef de gouvernement sous le président Zeroual, présidente de l’association féminine Espoir, elle s’insurge contre les idées reçues de certains expatriés. Cette femme pleine d’énergie et passionnée mais lucide dit sans ambages ce qu’elle pense de cette diaspora : «Nos enfants sont présents dans les sphères du pouvoir. Ils n’ont rien fait pour leur pays natal. Ils ne pensent à lui (le pays natal) qu’en termes nostalgiques. Ils veulent un territoire exotique pour venir et boire de l’eau à l’ancienne, dans l’outre.» Pour leur part, les étudiants qui préparaient, lors de notre passage, les festivités du Printemps berbère souhaitent plus d’implication des gens issus de Guenzet, particulièrement dans l’échange de communication spécialement avec la société civile de cette partie de la p etite Kabylie. Dans le même ordre d’idées, les autorités font également appel à cette diaspora. «Nous sommes prêts à discuter avec des gens porteurs d’idées et de projets», déclare le P/APC qui pense que des opportunités de création de PMI dans les secteurs de l’artisanat et du tourisme écologique seront une réalité à moyen terme. Dans le même sillage, le wali de Sétif fait allusion à cette diaspora lors de sa visite : «Les uns et les autres doivent conjuguer leurs efforts pour le développement de cette région.» Pour l’heure, seuls quelques anciens comme da Mohand Ouhafi entretiennent vaille que vaille le lien bien mince entre la localité et quelques Yalaouis établis majoritairement dans la capitale et restés attachés à thamourt. Mais jusqu’à quand ? Dès lors, les observateurs ne peuvent que se questionner. Ces Yalaouis hauts placés seraient-ils de simples carriéristes qui se déracinent oublieux qu’ils sont de l’identité que leur a donné cette région et dont ils peuvent légitimement être fiers ou des commis de l’Etat jaloux de la sauvegarde de l’éthique républicaine ? La préservation de la morale de l’Etat ne dispense pas un membre d’une collectivité d’apporter son énergie au bien de tous, dirait sûrement un chômeur de Guenzet. En quoi la réponse à l’appel citoyen à ces responsables pour les aider à prendre part au développement et au progrès social serait-elle considérée comme un parti-pris ou une tare ? Ne serait-elle pas simplement une dette morale envers la région qui les a vu naître et une autre manière de participer à la reconstruction de l’Algérie profonde, l’Algérie réelle ? Parcours du docteur Benadouda de Lausanne . Guenzet Après une longue carrière au service de l’Etat algérien, le docteur Ammar Benadouda, l’actuel P/APC de Guenzet, qui a occupé de hautes fonctions, retrouve une seconde jeunesse pour se lancer un défi et participer au développement de la commune qui l’a vu naître. Il n’est probablement pas comme ces retraités natifs de la région et qui s’accrochent à l’orée de leur vie aux basques du pouvoir. Le docteur a entamé ses études de médecine à Lausanne (Suisse) pour les interrompre à l’appel du FLN qui lui confie la présidence de la section de Montpellier (France) de l’Ugema (Union des étudiants musulmans algérien) entre 1956 et 1962. Il est également membre de la fédération du FLN de France. Deux ans après l’Indépendance il décroche son doctorat de médecine pour exercer dans le quartier de Belcourt. Il est appelé par la suite à occuper de hautes fonctions dans les différents départements du ministère de la Santé. Il a été en effet désigné au poste de directeur général l’Institut national de la santé publique entre 1966/1977, puis directeur de la santé publique de 1971 à 1978. Ensuite le docteur revient à l’enseignement de la médecine à la faculté d’Alger avant de se voir confier une autre fois des fonctions supérieures : inspecteur général au ministère de la Santé 1984/1986, directeur de l’institut Pasteur d’Alger 1986/1988 et secrétaire général du ministère de la Santé 1991/1993. L’actuel P/APC a été également président de la Fédération algérienne de football (FAF) entre 1972 et 1974. Lors des élections locales du 29 novembre 2007, c’est le FFS qui a saisi l’opportunité par l’envergure de la personnalité pour lui accorder sa confiance et lui confier la liste. Il a gagné sous la bannière du parti de da l’Hocine la majorité absolue avec 4 sièges sur 7 de l’Assemblée de Guenzet.

 

Abachi L. Le Soir d'Algérie du 19 mai 2008

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Origine sur le nom des villes et villages de Kabylie

Des villes ont gardé des dénominations berbères en Kabylie, ainsi que les noms des montagnes et des fleuves, mais la colonisation française en a changé beaucoup.

 

Les dénominations berbères, bien attestées dans l’antiquité, le sont également au Moyen âge. Lorsqu’ils se sont mis à fonder de nouvelles cités, les Berbères –rien de plus naturel- vont leur donner des noms tirés de leur langue. (...) lire la suite de l'article

 

S. Aït Larba. La Dépèche de la Kabylie du 27 février 2008

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Reportage sur Moh Clichy

Périscoop

Quant la France honore un moudjahid

Mohamed Ghafir, dit “Mohamed Clichy”, a reçu mercredi dernier la médaille d’or de citoyen d’honneur de la ville de Clichy. C’est la première fois qu’une distinction de cette nature est offerte à un citoyen algérien par une autorité française et pour les faits de résistance contre la répression et les massacres du pouvoir colonial de l’époque.lire le reportage

Le Soir d'Algérie du 20otobre 2007

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Horizons du 12 novembre 2007

MALGRÉ LA RUDESSE DE LEURS CONDITIONS DE VIE

Les Beni Yala pétrissent leur destin

 

A l’heure des élections locales et pendant que toutes les discussions tournent autour de la chose politique et des candidats des partis dans les grandes villes, les habitants de Harbil (W. Sétif), une commune nichée sur les cimes des montagnes des Beni Yala à 1400 mètres d’altitude, n’ont d’intérêt que pour leur vie quotidienne.

lire le reportage

 

Djamila Chaouch. Horizons du 12 novembre 2007

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Horizons du 3 novembre 2007


SÉTIF

Tiguert N’drar célèbre le 1er Novembre en grande pompe

 

Les habitants de Sétif ont bravé le froid glacial et le mauvais temps pour célébrer, dans une ambiance émouvante, le 53e anniversaire du déclenchement de la révolution armée.

A Harbil, commune distante de 70 kilomètres du chef-lieu de wilaya, et plus exactement au village de Tiguert N’drar, dans les cimes de la Petite Kabylie, citoyens, moudjahidine et autorités locales ont commémoré, en grande pompe, le 1er Novembre. Cette localité, désertée depuis la décennie noire, a regroupé, l’espace de cet événement national, tous ses enfants, grands et petits. Ils sont venus d’Alger et de toutes parts pour se joindre à ceux qui sont toujours sur place. Les Beni Yala, fidèles à l’engagement de leurs aïeux et aux valeureux chouhada tombés au champ d’honneur, étaient au rendez-vous durant la soirée du 31 octobre qui a vu, à minuit précise, se retentir, dans le ciel, le baroud d’honneur et les feux d’artifice.
Le lendemain, une exposition de photos montrant tous les martyrs de la localité a été organisée au niveau de la mosquée. La levée de l’emblème national s’est accompagnée de chants patriotiques et de you you des femmes qui ont tenu à être de la partie. Le chef de daïra, Ben Addène Laredj dira à cette occasion : «c’est une bonne tradition que de fêter la date anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération dans le fief des moudjahidine. On aimerait que cette tradition se généralise aux autres villages».
Tandis que le P/APC sortant, Toukal Rachid, d’obédience FLN et qui a renouvelé sa candidature pour les prochaines élections locales, affirme pour sa part que le 1er Novembre a libéré non seulement l’Algérie mais les autres pays du Maghreb et de l’Afrique.
Des témoignages vivants de moudjahidine ont éclairé la lanterne de ceux qui ignoraient l’histoire glorieuse de la région des Beni Yala. Issaâd Abelkader, ancien moudjahid, officier de l’l’ALN, puis de l’ANP à l’indépendance, racontera, dans le détail, l’embuscade tendue à l’ennemi, le 15 décembre 1957, à Dar El Hadj, puis celle de Aïn Lahdjer, le 4 mars 1958, «qui a vu la récupération de 40 armes en plus des tenues militaires et des véhicules.
Le dernier attentat dans la région a eu lieu en octobre 1961 à Guenzet», atteste-t-il, précisant que «de nombreux chahid sont tombés au champ d’honneur dont le premier martyr Salem Bouznad». L’on apprend que la région a sacrifié 14 chahid au total. Une biographie succincte de quelques chahid et moudjahidine a été présentée par Tahi Bachir, frère de deux martyrs, Mohand Ouali et Fodil. Il évoquera Arezki Kebal, «premier martyr à l’échelle nationale, membre du MTLD puis du PPA».
Il a été condamné à mort et torturé sauvagement à la prison de Serkadji. Il est mort à l’hôpital Mustapha le 24 avril 1939 et enterré à Guenzet, son village natal. Pour l’imam de la localité, «c’est grâce Dieu que cette terre a été libéré. Allah a consacré des gens qui se sont sacrifiés pour que l’on vive maintenant en paix».
L’acteur Larbi Zekkal, originaire de la région, ayant participé à la révolution, dira à cette occasion : «je n’hésiterais pas à jouer le rôle de moudjahid à l’exemple Ben M’hidi ou Abane Ramdane, si jamais l’occasion se présentait».
Pour la circonstance, les habitants ont égorgé un veau et chaque famille a eu droit à une part moyennant de l’argent qui sera remis à la mosquée. Tandis que les pauvres ont eu leur part gracieusement.
Cette tradition, appelée «W’ziaâ», est renouvelée durant les fêtes religieuses et nationales (1er Novembre, 5 Juillet, Mawlid Ennabaoui) pour exprimer la joie et la solidarité sociale.
 

Djamila C. Horizons du 3 novembre 2007

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La Nouvelle République du 29 octobre 2007


Tiguert n'drar (Sétif)
Naissance du management associatif


En d’autres termes, elles ont été toujours considérées comme étant à l’avant-garde de toutes mutations d’ordre social, économique ou politique, dans la mesure où les agglomérations sont censées, selon une perception bien de chez nous mais combien erronée, guetter ce qui va se décider dans ces sphères cosmopolites urbaines pour prétendre à quelques miettes qui peuvent tomber de la table du modernisme.
Ce n’est là qu’un stéréotype que véhiculent certaines personnes dépassées par les nouvelles donnes sociologiques et sociétales, mais vite rattrapées par la bêtise humaine, pour ne pas dire l’inculte. Aussi ce vouloir de voir les choses ainsi a été moult fois, consciemment ou inconsciemment, entretenu par des discours archaïques et obsolètes, des discours qui ne font que travestir et caricaturer la réalité sociale en avançant le côté folklorique, faisant, ainsi, de ces localités non citadines des réserves des temps perdus, vestiges d’une culture révolue.
D’aucuns, aujourd’hui, commencent à apporter un ajustement rationnel à leur réflexion, du fait que l’inhibition dont ils ont fait preuve commence à s’étioler pour laisser entrevoir l’éclat étincelant de la vérité absolue. De ce fait, on ne peut que faire notre mea culpa face au démenti officiel qu’ont mis en exergue ses contrées lointaines, lointaines par l’avancée qu’elles ont prise même sur les temps modernes. L’exemple de Tighert n’Adrar, village relevant de la wilaya de Sétif, est un cas d’école que nous devons enseigner dans les grandes écoles du management. Etant une région enclavée par sa situation géographique au relief accidenté, ce village a su se défaire du joug de l’isolement en ne comptant que sur ses ressources naturelles et surtout intellectuelles. Il va sans dire qu’une analyse obéissant aux standards modernes d’évaluation sociologique a fait ressortir que Tighert n’Adrar a fait de l’exploitation de ses ressources humaines un socle inébranlable quant à tout mouvement de mutations positives porteur de valeurs ajoutées.
Une telle approche scientifique et organisationnelle de la part des habitants de Tighert n’Adrar ne peut qu’aboutir à un essor à même d’assurer une mise à niveau équitable entre le monde rural et citadin. Une prouesse jamais égalée à ce jour. Cette démarche pragmatique a déjà vu ses jalons jetés par l’association du village Tighert n’Adrar qui a fourni un travail titanesque pour révolutionner les mentalités et sortir du carcan du déjà-fait. Il y a lieu de noter que cette association, vu le travail déjà abattu, n’est pas une adepte du "copier coller", dès lors qu’elle fait de la conjugaison des compétences de ses membres et des villageois un amalgame dans lequel est issu le programme d’actions à réaliser. A vrai dire, l’association du village Tighert n’Adrar a un plan de travail et non pas un programme de promesses : elle ne sait faire que ce qu’elle peut faire. Telle est la recette de sa réussite. C’est ce qui a suscité l’engouement des enfants de Tighert n’Adrar, qu’ils y soient résidents ou établis dans d’autres wilayas ou d’autres pays. Etant sur une courbe ascendante, les membres de cette association ont décidé de moderniser la gestion de cette dernière en incluant les nouvelles normes du management moderne. Après avoir été pionnière dans le tourisme de proximité en organisant la première randonnée pédestre internationale, en sus de différentes manifestations de grande envergure, l’association du village Tighert n’Adrar vient de lancer un nouveau concept qu’est le management associatif.
Une révolution dans le monde associatif algérien et même africain. Pour ce faire, cette association compte organiser son assemblée générale élective ce 1er novembre — une date ô combien symbolique —, pour élire de nouvelles structures dirigeantes et surtout élargir le bureau exécutif pour permettre à toutes les familles de Tighert n’Adrar d’y être représentées. Ce qui démontre, on ne peut mieux, la volonté de transparence et d’équitabilité qui prévaut dans cette association. Aussi, ces réformes apportées dans la gestion de l’association permettront à l’intelligentsia qui va activer dans l’association de mener à bon port les nombreux et ambitieux projets que cette dernière a tracés. En outre, selon des sources informées, le nouvel organigramme de cette association comportera un poste consacré à la condition féminine et sera occupé par… une femme. C’est dire la place qu’occupe la femme de Tighert n’Adrar dans l’archétype social. Il va sans dire que la création de ce poste permettra de concrétiser sur le terrain la politique inhérente au travail de la femme rurale.
Ce qui va créer d’autres richesses et permettre un épanouissement professionnel des femmes de Tighert n’Adrar. Toutefois, il y a lieu de noter que si une telle avancée a été enregistrée, il faut reconnaître que l’actuel bureau n’a ménagé aucun effort pour faire de cette région un havre de paix et de développement, un village qui, à nos jours, est à l’abri de tous les fléaux qui gangrènent notre société. C’est à des associations pareilles que les pouvoirs publics doivent apporter tout leur soutien et aide. Il faut dire que le mérite de cette association vient du fait qu’elle n’a compté que sur ses moyens, soient-ils humains ou matériels. De même, elle doit être prise comme étant un exemple à généraliser dans le monde associatif, si l’on veut assurer à nos valeurs un cadre de vulgarisation efficace, à même de redonner à la cellule familiale toute son étendue, au développement une base sûre et au patriotisme, comme l’a si bien déclaré le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, une pérennité. Gageons que dans un avenir proche, Tighert n’Adrar saura être la pépinière de l’élite nationale. Encore une fois, chapeau très bas Messieurs et bon vent à ceux qui vont reprendre le flambeau… en ce 1er novembre !
 
Houari Remchi La nouvelle République du 29 oct 2007

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El Watan du 27 mars 2007

Guenzet : Tiguert N'drar en fête

Le comité de village de Tiguert N'drar, commune de Harbil, daïra de Guenzet (wilaya de Sétif), récidive :
il compte organiser, demain, la deuxième campagne de reboisement (implantation d'oliviers).

 

En mars 2006, le comité avait initié cette campagne en implantant quelque 450 sapins dans ce village déserté par sa population. Tiguert N'drar sera donc en fête entre les 28 et 31 mars, affirment les membres du comité. Outre la campagne de reboisement, il est prévu l'organisation de l'ouziaâ (Timechret locale) le 30 mars. Les organisateurs ont décidé aussi de marquer la fête du printemps berbère (28 février), même avec du retard sur le calendrier. Ce programme sera clôturé samedi prochain par la célébration du Mawlid Ennabaoui (31 mars). Pour rappel, le comité a organisé, le 24 août dernier, la 1re fête au village Tighert N'drar 2006 avec au programme : le premier semi-marathon et le premier concours de gastronomie. Le comité de village s'active à travers toutes ces manifestations à redonner vie à cette localité, du moins, faire revenir les populations qui l'ont fuie, notamment les personnes âgées.

 

Djamel Chafa El Watan

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El Watan du 6 mai 2007

Sétif info : Réhabilittion du réseau routier

La région nord sort de l'isolement

 

Dans le cadre de la mise à niveau du réseau routier de la partie nord de la wilaya, plus de 500 millions de dinars ont été alloués aux communes et daïras de cette région, apprend-on du premier responsable du secteur des travaux publics dont le cahier des charges est pléthorique en projets.

« On a concocté un programme de plus de 140 milliards de centimes relatif à l'entretien et à la réhabilitation des chemins communaux de la wilaya et plus de 50 milliards seront attribués à la région nord où la quasi-totalité des chemins sont impraticables. Ces ambitieux projets vont donner une autre impulsion à cette région qui est l'autre priorité des pouvoirs publics », dira M. Bouazgui, le DTP. La daïra de Bougaâ a, dans ce contexte, bénéficié de 67,5 millions de dinars pour la réhabilitation des chemins reliant Bouissaoui et Bakhbakh sur 6 km pour 20 millions de dinars, l'entretien du chemin reliant la RN74 à Oum Laâlou et Ghaniate à la limite de la commune de Maoklane et ce pour 14,5 millions de dinars. Pour les communes de Béni Oussine et de Aïn Roua, deux projets ont été inscrits. L'opération consiste à relier le chemin 63 à Issaoua pour un montant de 13 millions de dinars tandis que 20 millions seront alloués pour l'entretien du chemin reliant les villages de Hammama et Lemrise sur 7 km. En ce qui concerne la daïra de Hammam Guergour, un montant global de 180 millions de dinars a été alloué pour l'entretien de quatre chemins communaux, deux pour la commune de Draâ Kebila, portant entretien de celui qui relie le centre de Oued Ali et la limite de la commune de Maoklane sur 7 km et celui du CC172 qui relie Aïn Cherchara et Krima sur 20 km pour un coût global de 94 millions de dinars. A Hammam Guergour, deux projets ont été inscrits dans le même objectif. L'entretien de 1,4 km de la route menant au centre de repos des moudjahidine et l'entretien du CC161 reliant Boufaroudj à Draâ Kebila sur 7 km pour une facture de 93 millions de dinars.
Guenzet bénéficie, elle aussi, de deux projets. Le premier vise le renforcement du chemin 182 reliant la RN76 à Chria sur 5 km et l'autre touchant à l'entretien du chemin 193 reliant la RN 76 à Tidjet et Laâzib sur 6 km dans la commune de Harbil et ce pour près de 30 millions de dinars.
La daïra de Bouandas n'est pas en reste, avec pas moins de six opérations nécessitant un montant de 76,3 millions de dinars. La réhabilitation du chemin reliant Talla Oulili à Bouadjil sur 2 km, celui du chemin reliant Halia à Itioun sur 1,5 km et aussi celui reliant le CC45 à Azloug sur 4 km dans la commune de Bousselam. La même opération touchera les chemins qui relient Tizrarine à Ait Guendouz sur 8,5 km, la RN75 à Lota Houch sur 5 km et la RN75 à Azro commune de Bousselam et de Ait Nawal Mzada. Les daïras de Maoklane ont, à l'instar des autres, enregistré neuf opérations d'entretien touchant les chemins communaux 112, 110, 123 et 120 sur 23 km pour la première et les chemins 30, 40, 52 pour la seconde sur 18,5 km pour un montant global de près de 140 millions de dinars. Ces projets vont certainement améliorer la circulation au niveau de ces axes et désenclaver ces localités oubliées …

 

L. Hammachi  El Watan

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Liberté du 11 octobre 2006

Guenzet (Sétif) Bientôt la fin  de l’isolement

La daïra de Guenzet, 9 000 habitants et  une superficie de 147,70 km2, est située dans une zone montagneuse au relief accidenté à quelque 80 km
au nord-ouest de Sétif.
Cette région a souffert terriblement, durant la décennie noire, des affres du terrorisme. Cela l’a contraint à subir un grand isolement, et particulièrement la localité de Harbil, chef-lieu communal.
Le réseau routier de Guenzet se trouve dans un état de dégradation avancé et impraticable. Pour cela, 4 millions de centimes ont été alloués, dernièrement, pour sa réfection. 

 

Farid Benadis Journal Liberté

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El Watan du 10 septembre 2006
Chlita et semi-marathon à Tiguert n’drar
Dans le but de faire connaître la localité de Tighert n’Adrar, commune de Harbil, daïra de Guenzet (Sétif), le comité de village a initié et organisé, le 24 août dernier,
« la 1re fête au village Tighert n’Adrar 2006 ».
Au programme de cette manifestation : le premier Semi-marathon et
le premier concours de gastronomie au sein de ce village. Quelque 156 personnes, dont la tranche d’âge se situe entre 7 à 77 ans, ont participé au semi-marathon en parcourant une distance de 5 km à 1200 d’altitude. En fin de course, 30 personnes, entre vieux, jeunes et enfants, ont été récompensées. « Les participants sont essentiellement des habitants de Tighert n’Adrar et des villages environnants », assure Aziz Barouche, président de l’association pour la sauvegarde dudit village. Le concours de la gastronomie a porté sur la préparation de la meilleure chelita : un plat traditionnel préparé à base de piment ou de poivron cuit et mélangé à la tomate, parfois encore à l’oignon et à l’huile d’olive et se consomme avec des galettes. Cette manifestation, selon les organisateurs, a été ouverte uniquement aux femmes du village, 53 en tout. Les organisateurs ont préféré récompenser toutes les participantes. Selon le comité du village, la « 2e fête au village de Tighert n’Adrar » a été programmée pour avoir lieu le 23 août 2007. Entre temps, des festivités pour la commémoration du 1er Novembre prochain sont arrêtées. Le comité compte honorer les moudjahidine du village.

Djamel Chafa El Watan

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La Nouvelle République du 4 juillet 2006

Tiguert n'drar, le pionnier du tourisme sportif
 

Très louable initiative que celle prise dernièrement par les habitants du charmant village Tighert n'Adrar relevant de la wilaya de Sétif.
En effet, l'association du village de Tighert n'Adrar s'est réunie dernièrement sous la houlette de son dynamique et inépuisable secrétaire général, en l'occurrence Barouche Abdelaziz, pour dégager un programme à même de faire sortir ladite région de sa torpeur et de mettre en exergue ses atouts et autres atours qui font d'elle une région unique par la richesse de sa nature et des ses us et coutumes.
Pour revenir à cette initiative, il s'agit d'une manifestation sportive consistant en l'organisation d'une randonnée pédestre de 8 km, intitulée la Randonnée de Beni Yaâla, au sein dudit village avec une participation étrangère dont des Français, des Belges, des Espagnols, entre autres. Ce qui est une première dans les annales de la région sétifienne pour ne pas dire de l'Algérie.
Notons que cette manifestation s'inscrit dans le programme tracé par cette association qui débutera le 23 août au 26 août 2006.
A la clôture de ces activités, il sera tenu un festival gastronomique durant lequel les spécialités culinaires de la région seront mises à rude épreuve, comme par exemple un concours dédié à  Chelita et au couscous, deux plats qui font la fierté de Tighert n'Adrar. Notons qu'au sujet de ce programme concocté par l'association du village Tighert n'Adrar, c'est que les habitants de ce village majestueux, étant loin de la mer et des centres de détente estivale, comptent uniquement sur leurs propres ressources pour créer de l'animation durant la saison estivale et permettre aux jeunes, à qui les moyens de loisirs font cruellement défaut, d'avoir un tant soit peu, des moments de détente et de défoulement. Aussi, cette idée de programmer une randonnée pour faire découvrir la région surtout aux étrangers est un investissement sûr pour le tourisme local. Et les habitants de Tighert n'Adrar ont compris que leurs spécificités sont une richesse inestimable qui ne demande qu'à être exploitée. De même, ayant compris que le touriste étranger est toujours à la quête de l'exotisme et de nouvelles sensations, l'association du village de Tighert n'Adrar comptent tirer profit de la nature généreuse de leur localité pour attirer un flux touristique important, ce qui permettra de créer des postes d'emploi directs et indirects et d'assurer, en matière économique, des entrées qui assureront un développement continu. A ce sujet, il conviendrait de dire que la combinaison du sport avec le tourisme est un volet qui ne nécessite pas de lourds investissements, dès lors qu'il s'agit beaucoup plus d'un tourisme de proximité qui n'a pas besoin d'infrastructures hôtelières luxueuses, bien au contraire, dans ce cas, le touriste cherche un rapprochement réel avec la nature et une coupure avec le monde dans lequel il évolue. D'où son désir de s'évader vers des lieux qui ne lui rappellent en rien son environnement. C'est ce que compte exploiter les habitants de Tighert n'Adrar qui sont d'ailleurs très conscients de ces paramètres en faisant valoir les particularités de leur village. Et c'est pour cela, qu'ils comptent créer leurs propres richesses et pourquoi pas dégager un système de gestion locale basé uniquement sur les recettes et autres entrées issues de cette activité. Pour ce faire, les habitants de ce village ne semblent lésiner sur aucun moyen pour réussir dans la mission qu'ils se sont assignée. Preuve en est, ils ont déjà doté leur village d'un site Internet http://www.tighertnadrar.ici.st/ dans lequel des informations utiles se trouvent, une façon d'ouvrir les bras et de souhaiter la bienvenue au monde entier. Vu la volonté, la détermination et le dynamisme des habitants de Tighert n'Adrar, la moindre reconnaissance qu'on puisse faire à leur égard, c'est de reconnaître que le village Tighert n'Adrar est le pionnier de l'exploitation d'or vert algérien. Encore une fois, chapeau bas Messieurs !


Houari Remchi

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Liberté du 20 août 2006

Guenzet : Harbil en fête

 

La commune de Harbil (Guenzet) a connu une semaine particulière, pleine d'ambiance d'où le grand nombre de personnes ayant envahi les villages et hameaux les plus reculés. Une semaine culinaire, sportive, historique et culturelle, couronnée d'un succès retentissant. Au plan culinaire, le concours de Tikourbabine a réuni plus de 40 concurrents et c'est la place de la mosquée Tizi-Medjbar qui a été le théâtre de ce festin traditionnel, très apprécié par les présents. Par ailleurs, le concours de la chlita a été abrité par le village Tiguer N'Adhrar.
Ce met, tant attendu, a été dégusté par les présents avec délectation. Il faut savoir que la traditionnelle galette a accompagné tous ces plats, servis avec une huile d'olive pure, ce qui a laissé les goûteurs plus qu'enchantés.
Au village d'Attoubou, changement de décors. Après la levée des couleurs et l'exécution de l'hymne national, en présence des autorités locales, une cérémonie a ensuite été organisée à la mémoire des chouhada du village, suivie d'une exposition de photos de martyrs de la Révolution de Novembre et de la débaptisation de la mosquée du village, «Mosquée des chouhada».
Par ailleurs, les villageois ont honoré un de leurs fils, en la personne de l'artiste Larbi Zekkal, ainsi que les imams Tayeb et Madani, à l'occasion d'une réception sympathique et émouvante, de même qu'a été salué l'abnégation et l'engagement du président d'APC, M. R. Toukal qui a déployé beaucoup d'efforts pour la réussite de ce rendez-vous. Malheureusement, la grande waâda de Sidi Slimane, prévue lors de cette semaine, a été annulée, suite au décès de l'un des enfants du village.
Enfin, il est à noter que des efffets vestimentaires et une somme d'argent ont été distribués aux plus nécessiteux, ce qui est tout à l'honneur des généreux donateurs, de même qu'est à saluer l'engagement du président de l'APC de Harbil et du chef de daïra de Guenzet qui n'ont ménagé aucun effort pour satisfaire tous les invités et faire de ce rendez-vous pluridisciplinaire, un grand moment de partage et d'amitié.

Youcef T. 20 aout 2006

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L'Expression d'août 2006

 

Guenzet est le chef-lieu de daira et de commune qui regroupe aussi la commune de Harbil. Sa population est estimee a environ 8000 habitants sur une superficie de 147 km2. Historiquement, elle fait partie de la confederation des Beni Yaala du nom du fondateur qui a occupe cette region avec les siens, fuyant sa Kelaa du fait de l'insecurite vers 1061. Elle est situee au nord ouest de Setif dans la chaine des Babors et entouree des communes de Harbil, Ain Legradj et des communes de la wilaya de BBA.
Le visiteur non avise peut etre frappe par l'etat de pauvrete de la region, le relief accidente et la rudesse du climat (etes torrides, hivers rigoureux) avec toutes les consequences sur la vie quotidienne des habitants qui tirent leur subsistance essentiellement de l'arboriculture de montagne (olivier, figuier, chene vert), de petits commerces de detail; soutenus en grande partie par la communaute des emigres (pensions, tourisme). Pour l'autochtone ou l'originaire, une visite est presque atavique, faite de ressourcement et de fierte.
Malgre l'eparpillement de la population, le « Yaalaoui » ou qu'il se trouve, aide toujours ou trouve aide surtout dans l'adversite ; vertu d'ailleurs caracteristique de l'Algerien. Durant les vacances, la region se transforme, malgre l'absence de moyens, en lieu de villegiature privilegie des fils de la region et ce depuis toujours en particulier pendant le «khrif» pour profiter des fruits et legumes locaux, de l'eau de sources fraiches qui rappellent le terroir et la jeunesse marquee par le travail, la discipline et le respect. Qui ne se rappelle de la cueillette des olives et leur transport chez le meunier pour en extraire cette huile magique tres prisee ou la saison des figues «pimentees » par une courte periode de « recherche des premieres figues » (thissamtith) qui faisait notre joie. Aujourd'hui, bien que le progres ait produit des changements salutaires, il n'en a pas moins altere l'ame des villages basee sur la solidarite, le respect et la dignite. C.A. Julien disait: « Quand on etudie les Berberes, ont est frappe par la remarquable stabilite de leurs m?urs a travers les siecles. Bien des manifestations actuelles de leur vie sociale enfoncent leurs racines dans un passe fort lointain ».

La Djemaa encore active
C'est en arrivant a Titest que l'on «sent» le territoire de nos ancetres, que notre comportement revient au naturel, que l'on se sent debarrasses, comme par enchantement, du stress et autres angoisses accumules ailleurs. Au fur et a mesure du periple vers Guenzet par ces montagnes escarpees aux routes et sentiers sinueux, l'on est frappes par ce panorama fantastique fait de montagnes et de villages juches qui sur une colline, qui sur le flan d'une montagne retenue, dira-t-on que par la volonte divine. Sur les 38 villages qui composent la commune, certains sont traverses par la route nationale, en particulier: Boumakhlouf, Gnaoua-Thoubou, Tiget, Dar el hadj, Tizi Medjbar Timenkache, Taourirt Yacoub, Guenzet; d'autres sont desservis par des chemins parfois bitumes entre autres: Tighert n'dhrar, Ighil lekhmiss, Taourirt thamelalt, Chrea, Foumlal, Aourir Ouelmi, Ighil Hammouche, Ighoudane, Tamest, Aghda n'Salah, Ith Karri, Imesbahen, Thigherth, Sidi l'Djoudi, Issoumar, etc ...Sur ce troncon d'une quinzaine de km on peut se rafraichir dans trois sources qui revetent une importance particuliere : celles de Boumakhlouf, de Dar el Hadj et de A'abad. Durant cette periode de vacances, les villages s'arrachent de leur lethargie pour devenir des lieux de rencontre de familles et d'amis, separes par le temps et l'espace mais aussi par le devoir et les aleas de la vie, pour des veillees riches et interminables mais egalement pour les fetes. C'est aussi en ces moments que les souks retrouvent l'animation d'antan a savoir des lieux de convivialite, de discussions et d'affaires. C'est aussi a cette occasion que s'organisent des zerdas et autres ceremonies ayant pour but de redonner vie a la region gatee par sa geographie et les evenements douloureux qu'a traverses notre pays et dont les effets nefastes sont a ce jour difficilement surmontables puisque 13 agglomerations isolees sont abandonnees pour des raisons securitaires malgre une farouche autodefense. A cela s'ajoutent les contraintes de developpement dues a la nature montagnarde de la region dont les surcouts decouragent tout investissement significatif surtout dans les operations de terrassement, de genie civil, de realisation et d'entretien des infrastructures de base (routes, adduction d'eau, lignes electriques et telephoniques) des travaux de deblaiement des voies de communication en periode hivernale. Cette situation conduit la population (residente ou non), au risque de mort des villages, a financer elle-meme plusieurs projets urgents vitaux d'utilite publique par l'entremise d'associations erigees au cours de Djemaa sans trop attendre les projets de l'Etat qui, eux, obeissent aux regles du budget.
Les sages et autres bonnes volontes ne menagent aucun effort pour redonner vie a cette region, du moins la maintenir, comme par le passe, reference culturelle puisqu'elle a fourni a l'Etat plusieurs hauts cadres dans tous les domaines. Elle etait egalement le bastion du nationalisme contre le colonialisme en sacrifiant des centaines de ses meilleurs fils pour que vive l'Algerie.
 

Le lien de toujours
Cela vaut bien consideration ou attention surtout en cas de graves difficultes economiques qui poussent sans cesse la jeunesse a l'exode (ou a l'emigration) vers les grandes agglomerations (surtout Alger, Setif et Bordj bou Arreridj) a meme de s'assurer le minimum vital qu'ils ne peuvent trouver sur place. Le retour de ces jeunes, tant souhaite par les peres de famille, est (quoique hypothetique) en tout les cas fortement conditionne par la securite de l'emploi et les conditions d'existence. Mis a part ceux fixes dans les grandes villes, depuis longtemps mais qui n'ont jamais rompu le lien avec leur village puisque la plupart y reviennent une fois la retraite acquise, il est quand meme urgent et vital que l'on retiennent ceux qui y vivent deja en developpant la region par des projets specifiques, adaptes aux conditions geographiques et socio-economiques.
Une aide speciale de l'Etat est vivement souhaitee pour cette region longtemps sous-estimee. La recente visite du wali dans les endroits recules a laisse une vraie lueur d'espoir chez la population. Cependant, et en attendant que l'on accorde a Guenzet l'attention qu'elle merite, le temps est actuellement a la rehabilitation des villages isoles abandonnes car outrages par la horde terroriste. Pour ce faire, des initiatives louables ont ete imaginees afin de redonner vie aux villages et espoir a la population. Du concours de « tikourbabines », plat traditionnel et specifique a la region avec Beni Ourtilene, a la fete prevue precisement ce mois aout au village de Sidi l'Djoudi soutenue, semble-t-il, par des personnalites, il est certain que les enfants de Beni Yaala, avec le concours de l'Etat, sauront preserver leur culture, leur tradition et leur dignite cheres a leurs ancetres.

 

Amar DJERRAD Aout 2005

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