BIENVENUE AU VILLAGE DE TIGUERT N'DRAR

 

ACCUEIL CARTE POSTALE HISTOIRE VILLAGEOIS GASTRONOMIE | GALERIE | REVUE DE PRESSE | LIVRE D'OR


Vous êtes dans : Accueil - Histoire

ACCUEIL

CARTE POSTALE

HISTOIRE

VILLAGEOIS

GASTRONOMIE

GALERIE

REVUE DE PRESSE

LIVRE D'OR

Partenaires

Liens et sites

Villes et villages : 

Setif info

Village de Tizi Medjbar

Ville de Bougaa

 

Sponsors :

Hamoud Boualem

SAB

SPIC

Schneider Electric

 

Histoire d'Ath Yalla

Le père fondateur d'Ath Yalla est un nomade Amazigh qui avec ses sept fils (Cherara, Zerar, Sied, Abderrahmane,Madjbar, Yacoub et Younes)  erait dans la région de la Kelaa aux environs de M'Sila. Une guerre avec les Benou-Hillal les obligent à fuir vers les montagnes. Selon Ibn Khaldoun, le départ des populations de la Kelaa débuta, pour certains, dès l' apparition dans le voisinage des éléments précurseurs de la tribu des Benou-Hillal . La légende rapporte de la manière suivante : les circonstances qui avaient amené Yalla et sa famille a émigrer dans les monts du Babor, région appelée aujourd'hui Aht Yalla. Yalla avait un jardin aux portes de la ville ou il cueillait le raisin de sa vigne en cet été de 1061. Le transport se faisait à dos d' âne dans des choiris. Habituée au même chemin, la monture regagnait seule le domicile ou l' attendait le fils qui déchargeait le fardeau. L' âne revenait au jardin ou Yalla et ses autres enfants accomplissaient leurs tâches.
Le va-et-vient se faisait sans encombre. Les gens habitués à la discipline imposée par le prince El Mansour, étaient corrects, honnêtes, respectueux des biens d' autrui, ce qui faisait de la capitale un havre de paix et de prospérité. Au cours de ce va-et-vient, l' âne,
un jour, tarda à revenir. Yalla, inquiet « reprit le chemin habituellement suivi par sa monture. A quelques pas de la, il le vit arrêté, la charge en déséquilibre.
(Extrait du livre de Gaid Mouloud)

Fondation de Tiguert n'Drar

Quelqu'un s’était donc amusé à enlever quelques grappes de raisin faisant ainsi pencher la charge, ce qui obligea la bête à s’arrêter, Après avoir rétabli l’équilibre, Yalla reconduisit l’âne à la maison. Mais non loin des remparts, il vit des individus étranges qui s’apprêtaient à camper au milieu de leurs chameaux, Il ne douta plus des auteurs du vol de son raisin.

Le soir, quand tous les siens étaient rentrés, il tint un conseil de famille pour discuter des événements de la journée et des mesures effrayantes qui circulaient sur les nouveaux arrivés. Après que chacun ait donné son avis sur l' attitude à prendre en la circonstance,
Yalla exprima le sien en ces termes: l' homme au méhari dont on avait vaguement entendu parler est sous nos murs, d' un moment a l' autre, nous risquons d' être ses victimes, son geste d' aujourd'hui atteste qu’il est sans scrupule et qu’il ne respectera pas le bien d' autrui, il faut avant qu’il soit trop tard quitter ces lieux, et pour ne point éveiller
l' attention des voisins, nous allons faire semblant de nous disputer et décider, sous le mouvement de la colère, la vente de nos biens a l' exception de la maison. Quant au troupeau, il partira dès l’aube et nous attendra à une journée de marche vers le nord.

Le lendemain tout se passa comme prévu, et, la nuit tombante, rien ne « manquait pour le départ, Au moment ou tout le monde dormait, que la ville était déserte, Yalla et ses gens quittèrent pour toujours la Kelaâ des Beni Hammad, Au matin, les voisins s'étonnant du silence qui régnait dans la maison, forcèrent la porte. Les chambres étaient vides, quelques objets sans valeur gisaient ça et la, On remarqua cependant dans un coin un Gassaâ (plat en bois). Quand on la souleva on découvrit deux pigeons : l'un après quelques mouvements s'envola, l'autre se blottit dans un coin. On s'aperçut qu'il portait quelque chose au cou ; c'était un pli portant l'inscription suivante : Celui qui a des ailes s'envole, celui qui en est dépourvu reste a la merci du premier venu. Il faisait allusion a l'intrusion des nouveaux étrangers et conseillait à ceux qui étaient conscients du danger de quitter le pays alors qu'il était encore temps.

Après quelques jours de marche, Yalla et sa famille campèrent au bord « de la rivière Chertioua, au nord de Bordj Bou Arreridj, mais ce lieu n'offrait pas les garanties suffisantes de sécurité et de viabilité : de l'eau tiède, des moustiques pas d'abri sur contre un éventuel ennemi. Chargea donc son berger de repérer dans la montagne un endroit de conditions avantageuses. Ce fut grâce a l'un des ces boucs appelé Abadh qu'il trouva une clairière bien abritée, facile a défendre, au bas de laquelle coulait une source fraîche et abondante ou sa bête venait se désaltérer aux heures chaudes de la journée.
Yalla s'y établit et prospéra. Depuis la source porte le nom de (Talla Abadh) c'est dans la région entre Guenzet et Taourirt Yacoub .De la tente, la famille passa à la maison en pierres, L'hiver est rude avec ses pluies et ses neiges empêchant souvent toute communication avec l'extérieur. Il faut du bois pour se réchauffer et faire cuire les aliments, il faut des abris pour les animaux domestiques. Yalla et ses enfants se mirent à l'ouvrage, et bientôt un petit hameau prit naissance au milieu de la clairière.

Installé définitivement, Yalla songea à consolider sa position. Berbère lettre ayant connu une certaine civilisation à la Kelaâ des Beni-Hammed, fortune avec son troupeau de chèvres et de moutons, il possédait tous les moyens de s’implanter la, s'intégrer au milieu local et de s'imposer par son savoir et sa culture.
Le père Yalla a vécu dans la région jusqu’à sa mort il est enterré dans la mosquée qui porte son nom Djeddi Yalla, elle se trouve toujours entre Guenzet et Taourirt Yacoub . D' après Gaid Mouloud d'où nous avons tiré ces informations, La population de Harbil est hétérogène. Elle est composée surtout d’arabes venus des Ouked -Thair, des Ouled Abdellah des arabophones de la vallée du Guergour et de Bougâa . Au milieu des Kabyles, ils ont adopté leur langue et leur
moeurs.
La famille s’agrandit, ses enfants se sont dispersés dans la région entre Guenzet et Harbil, ses petits fils Hamou et Moussa (étaient des frères ennemis) se sont installés dans la région de Harbil et ont fondé le village qui s’appelait Tiguert N'dlel traduction (la Vallée prospère) et par déformation on l’appel actuellement Tiguert n'Drar.

Descendance et familles

En juillet 1871, l'armée française, sous les ordres du colonel Canrobert, envahit la région et instaure l’État civil : de la descendance de Yalla, deux frères, Moussa et Hamou ont peuplé le village de Tiguert Ndrar.

La première famille qui a habité le village est la famille Bekat, plus connue sous le nom des Izougakhen. Actuellement il n'y a plus personne de cette famille dans le village. Les familles ont vécu ensemble jusqu'à la révolution, la région était également le bastion du nationalisme contre le colonialisme en sacrifiant des centaines de ses meilleurs fils pour que vive l'Algérie. En 1956, l'armée Française classe la région de Harbil en zone rouge et évacue les villageois.
De nombreuses familles ont émigré soit sur la capitale, soit vers des régions voisines. D’autres ont quitté l’Algérie, principalement en direction de la France.
Aujourd’hui, les enfants de Tiguert n’Drar portent fièrement leur identité dans les pays ou ils ont émigrés. On trouve de leur trace notamment en France (principalement à Alès et Paris), au Canada (Montréal), en Suisse (Lausanne) etc.

Pub

Personnages historiques

 


ACCUEIL CRÉDITS | LIVRE D'OR | PLAN DU SITE | CONTACTS

 

Tiguert n'Drar 2007. Tous droits réservés. Tiguertndrar.com est administré par les villageois.

Site réalisé par les enfants de  Zi el Hachemi Ibeliden pour leur village.